Pendant très longtemps, j'ai vécu seule. J'avais pourtant de la famille, des amis mais il me manquait une chose. Il me manquait LA personne à qui j'ouvrirai mon c½ur et qui m'accepterai telle que je suis. J'ai beaucoup souffert de cette absence. Pour moi, le bonheur n'existerait pas, tant que je n'aurais pas trouvé ce que je cherchais. J'ai cherché, abandonné, re-cherché, re-abandonné... Et j'étais persuadée que c'était l'amour qu'on me porterait et que j'offrirai en retour qui me comblerait et me rendrait heureuse. Puis... J'ai trouvé LA personne... Est-ce que ça allait durer longtemps ? Je n'en n'étais pas sure. J'avais sans cesse cette crainte de le perdre. Je l'ai perdu une fois. Mais ceci est du passé et je renonce à y repenser. Je ne devrais même pas l'évoquer, je m'étais juré d'effacer ce passage. Mais je pense qu'il n'était pas si insignifiant que ça. Car ce qui s'est passé en perdant l'amour, m'a réellement ouvert les yeux. Et peut-être avons-nous mûri grâce à cet épisode de notre vie ? J'ai été heureuse. L'avoir trouvé m'a changé. L'avoir trouvé m'a rendu le c½ur plus léger. Je pouvais enfin sourire sincèrement. J'aimais et on m'aimait de retour. J'espère d'ailleurs, que c'est toujours le cas. Ca doit l'être après tout. Deux ans... Ce qui me fait le plus peur désormais, c'est d'avoir ouvert mon c½ur. D'avoir fait confiance et d'aimer à un point démesuré. Et si tout se terminait ? Si les sentiments partaient ? Si la distance nous séparait ? Avec des « si » on referait le monde. Et je préfère ne pas penser au pire, malheureusement, ces idées, ces hypothèses viennent d'elles-mêmes s'incruster dans ma tête. Je suis heureuse. Je crois. Mais ce n'est qu'une infime partie. En réalité... Je ne sais plus trop si je le suis. Je suis tellement craintive de la vie. Tellement dégoutée. Tellement apeurée... Parce que j'ai envie de faire des tas de choses avec lui. De passer une assez bonne partie de ma vie avec lui... Mais est-ce possible de trouver le grand amour, la toute première fois... ? Si oui... Alors j'espère que c'est mon cas.